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Présentation

Issus d’environnements socio-culturels et musicaux divers, les musiciens d’Alphawin Populaire revisitent le patrimoine soufi en brassant les airs chargés d’histoires et d’Histoire, de passions et de liberté, qu’ils ont glanés au fil de leurs cheminements individuels.
Du « Front Musical Populaire » à « Alphawin Populaire », le parcours de ce groupe éclectique est comparable aux anciens rites initiatiques. Né d’un puissant désir de métissage alliant mysticisme ancestral et rêve d’absolu néoromantique, il va naturellement chercher son énergie créatrice à la source intarissable d’un lieu bien particulier de la Médina de Tunis : El Halfaouine.

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Ce quartier est l’espace de l’entre deux par excellence. Ni véritablement intramuros, ni tout à fait extramuros; ni citadin, ni typiquement rural, ni bourgeois, ni prolétaire, ni raffiné, ni franchement rustre, ni totalement mystique, ni entièrement profane, ni spécifiquement résidentiel, ni exactement commercial : il est tout cela et plus encore.
Un endroit, depuis toujours bouillonnant de vie, lieu emblématique cristallisant non seulement les aspirations d’une certaine génération qui s’est insurgée contre la colonisation, mais aussi celles de tous ceux qui brandissent l’arme de l’art contre toute forme de répression.

Le nom même de Halfaouine est un assemblage qui renvoie à des éléments disparates favorisant l’ambiguïté. Il rappelle le patronyme commun à Sidi Mohammed El Halfaoui et son descendant Sidi Belhassen El Halfaoui, marabouts associés au don de guérisseur; il se termine par « ine », une sorte de suffixe qui traduit en même temps l’appartenance et la pluralité, il réfère aussi et surtout aux vendeurs d’alfa. Par-delà l’ambivalence réelle ou imaginaire au niveau de l’étymologie, aucune erreur n’est possible quant au fait que le quartier de Halfaouine abrite la mosquée Saheb Ettabâa, ministre au destin aussi glorieux que tragique. Le mausolée de l’autre grand saint de la ville de Tunis, Sidi Mehrez, occupe un emplacement liminal laissant aussi planer le doute sur les frontières des quartiers nord. Ainsi le mysticisme enveloppe-t-il le secteur dans un voile protecteur tout en laissant le champ libre à son fonctionnement séculier. Les mots bouleversent le sens et réveillent les sensations. Les couleurs s’imbriquent, les arômes se mêlent, les époques se superposent, les espaces se télescopent, l’Alpha enjambe l’Omega.

De l’autre côté de la Méditerranée, bien avant que les Saints viennent protéger Tunis et ses remparts, une légende circulait à propos d’une certaine pierre philosophale. Au-delà de toutes les formes de convoitise qu’elle pouvait susciter, elle était surtout l’objet d’une quête aussi matérielle que mystique de la part de ceux que l’on dénommait à l’époque, les alchimistes. Depuis, le mot ne désigne plus un expérimentateur farfelu à la recherche d’un trésor chimérique, mais plutôt une personne qui réussit, à partir d’un mélange d’éléments hétéroclites, à créer l’inattendu, presque par magie. Le mot alchimie a également intégré le vocabulaire amoureux en mettant en relief la part d’indicible ou d’inexplicable dans la communion de deux êtres. Le mélange est là : amour, passion, altérité, symbiose. Reste la musique, comme un rêve inachevé, sans cesse réinventé.
Les membres du groupe Alphawin Populaire pourraient être considérés comme les alchimistes du XXIe siècle. Héritiers tout autant de la mouvance « musiques du monde » que de la « musique électronique» et du patrimoine traditionnel ou folklorique maghrébin, plus précisément tunisien, ils mixent, ils croisent, faisant fi de toutes les frontières, qu’elles soient spatiales ou temporelles.
Avec ce groupe, la musique se libère de ses jougs, elle ne craint plus les classifications aléatoires, et la dérision se transforme en souffle novateur. La culture et l’art se font inclusifs pour créer de l’exclusivité. Les jeunes artistes de tous bords, bouillonnant d’énergie et d’originalité, sont les garants d’une alternative aussi euphorisante que prometteuse.

Presse

« Transportant son public cosmopolite vers une véritable transe avec les sonorités du Mezoued et les chansons dont Arfaa Rassik (relève ta tête) et « Hedili » » – HuffPost Tunisie 

« Les frontières entre les genres, les styles, le sacré et le profane se dissipent et semblent atterrir dans le territoire commun où toutes les combinaisons instrumentales sont possibles. » – La Presse Tunisie 

Contacts

 Booking Europe : Mounir Kabbaj – mounir@gingersounds.com -+33 (0) 6 30 87 24 72

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